jeudi 23 août 2012

Lomé, théâtre de violents affrontements entre forces de l’ordre et manifestants du CST.



La deuxième journée consécutive de protestation du CST (Collectif Sauvons le Togo) s’est déroulée avec une forte masse de manifestants.  Ce mercredi, Lomé  a été encore  le théâtre d’affrontements entre  forces de l’ordre et  manifestants.

Les forces de l’ordre ont occupé très tôt le point de départ  Bè château (un quartier de Lomé reconnu comme fieffe de L’opposition)  prévu pour cette marche.                                                                                                                                                                           Ils étaient plus de  500.000 a crié leur ras le bol   en direction de la place de l’indépendance.                                                                                                                                         Une fois de plus comme c’était le cas  hier mardi, La manifestation a tourné à l’affrontement lorsque les forces de l’ordre  ont déployant un arsenal de répression impressionnant pour les empêcher d’évoluer vers la destination prévue. Selon le coordonnateur du CST Me Zeus  Ajavon, la marche à commencé  à peine 10 mètres avant  que les forces de  sécurité ont commencé par tirer à coup de gaz lacrymogènes  sur les manifestants.
La foule se disperse laissant place à des courses poursuites.                                                       Les jeunes barricadent les rues de Lomé  et affrontent  les forces de l’ordre  avec  des jets de pierres. On dénombre beaucoup de blessés et des arrestations.                                                                                                               
Par ailleurs le CST (Collectif regroupant  9 organisations de la société civile et des mouvements et partis politiques de l’opposition)  a lancé la semaine dernière, un appel de manifestation les 21, 22, 23 août suivi d’un sit-in à Déckon. Il réclame des modifications du code électoral avant les législatives d’octobre.                                                                                      
Le gouvernement dans un communiqué sorti la même semaine a interdit aux responsables du CST de chuter la marche à la place Déckon, car ce lieu étant un carrefour commercial n’est pas le lieu approprié pour faire un sit-in.                                                                                        
Pour apaiser les tensions  mardi dernier, il a fallut la médiation des ambassadeurs des USA, de l'Allemagne, de la France et les représentants de l'UE et du PNUD pour trouver un accord entre les deux camps à propos du lieu de sit-in.                                                                                                                                  Finalement il est convenu de faire chuter la marche à la place de l’indépendance en empruntant  un autre itinéraire pour éviter le carrefour Déckon.
En fin de soirée ce mercredi, le Collectif à annoncé Suite aux violentes répressions que le troisième jour de manifestation n’aura plus lieu ce jeudi 23 Août 2012.  Le mouvement change de stratégie  dans sa campagne de résistance contre le gouvernement en appelant notamment la population à la désobéissance civique et ceux en rapport  avec  l’article 150 de la constitution Togolaise. un article dont le contenu  dit:

 « En cas de coup d’Etat, ou de coup de force quelconque, tout membre du Gouvernement ou de l’Assemblée nationale a le droit et le devoir de faire appel à tous les moyens pour rétablir la légitimité constitutionnelle, y compris le recours aux accords de coopération militaire ou de défense existants. Dans ces circonstances, pour tout Togolais, désobéir et s’organiser pour faire échec à l’autorité illégitime constituent le plus sacré des droits et le plus impératif des devoirs  » 

Dans un communiqué sorti en fin de soirée ce mercredi, Le gouvernement a invité les responsables du CST et des partis politiques à retourner aux discussions ce vendredi 24 aout 2012 à la primature.                                                    
Le collectif  refuse de discuter avec le pouvoir togolais. Il  exige la démission de Faure Gnassingbé et  a appelé le peuple togolais à prendre ses responsabilités".                            

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